Aux termes de l’article R640-2 du code de commerce, la cour d’appel qui annule un jugement statuant sur l’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire ou son prononcé peut, d’office, ouvrir la procédure de liquidation judiciaire ou la prononcer.

Il en résulte que l’annulation du jugement d’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire d’un débiteur n’affecte pas les licenciements régulièrement prononcés avant cette annulation par le liquidateur, dès lors que la cour d’appel ayant annulé le jugement a ouvert elle-même la liquidation judiciaire du débiteur.

Est en conséquence approuvé, l’arrêt qui, après avoir relevé que la cour d’appel avait, après annulation du jugement d’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire, constaté l’impossibilité d’un redressement de l’entreprise et ouvert à l’égard de celle-ci une procédure de liquidation judiciaire, en déduit que cette décision d’annulation n’avait pas eu pour effet de remettre en cause la validité de la rupture du contrat de travail intervenue à la suite de l’adhésion du salarié au contrat de sécurisation professionnelle que lui avait proposé le liquidateur judiciaire alors en fonction, peu important la modification de la date de cessation des paiements dans la seconde décision d’ouverture de la procédure collective (Cass. Soc. 22.11.2023, N° 20-23.640).

Pour lire l’arrêt, c’est ici ⬇️

https://www.courdecassation.fr/decision/655dad1261e1628318b37aa6


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